Extrait de Hanuman N°34, Printemps 2010.                               Et aussi : Hanuman35
                                                                                                                    Hanuman 36

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      Le Satsang

 

     Il était certes original de parler du Satsang au cours d’un satsang ! Mais l’originalité n’était pas le but ; c’était aussi le moment de souligner l’importance du Satsang.

   Marc a rappelé comment est né le groupe de Satsang, à partir de réunions annuelles décidées en 1996 par des pèlerins français d’Anandashram, puis d’une consigne, en 2000, donnée par Swami Sachidananda de transformer nos réunions en Satsangs réguliers : « …votre programme de Satsang s'est très bien déroulé. Ce serait une bonne idée d'avoir de tels programmes plus souvent qu'une fois par an. Peut-être pourriez-vous les prévoir une fois tous les deux mois : voyez la réaction des devotees. Puisse Papa Bien-aimé vous bénir par le succès de vos efforts. »

  Un autre rappel, par quelques lignes de Papa Ramdas, qui nous dit  ce que l’on doit entendre par Satsang :  « Satsang signifie contact avec la Vérité, c’est-à-dire avec Dieu. Un Satsang peut se concevoir comme une réunion avec des saints, soit comme une assemblée de disciples glorifiant Dieu par des conversations, des lectures et des chants. »

*     *     *

   PAROLES  DE  PAPA :   LA  VALEUR  DU  SATSANG

Papa Ramdas n’a cessé de signaler la recherche de la compagnie des saints comme un des grands moyens vers la réalisation. Il nous en a donné l’exemple dans sa vie même ; on en lira des témoignages dans le Carnet  de Pèlerinage. Le Satsang est envisagé alors comme un contact direct avec le saint ; nous avons vu  que ce peut être aussi une assemblée de disciples, bien sûr réunie par la grâce d’un saint.

  Il y a deux manières pour l’aspirant spirituel de réveiller et purifier son cœur afin d’atteindre la réalisation de Dieu à l’intérieur et à l’extérieur de lui-même. La première est la société des saints et la seconde la répétition du saint nom de Dieu.

  C’est par la compagnie des saints que l’aspirant devient conscient de l’existence de Dieu et de l’élan de tendresse qui se crée dans son coeur pour L’atteindre. Egalement, ce contact lui apporte un avant goût de la béatitude divine. Juste comme le lotus s’épanouit dans la lumière du matin, ainsi le cœur de l’aspirant s’ouvre et reçoit l’influence subtile qu’un saint exerce sur lui, lui donnant l’expérience de la paix et de la joie immortelles. Par-dessus tout, le contact d’un saint éteint l’attachement de l’aspirant aux objets des sens, lui permettant de concentrer facilement son mental sur la divinité qui demeure en lui. Il est donc essentiel pour l’aspirant de rechercher la compagnie d’un saint et de se réchauffer au rayonnement de sa grâce.

Swami Ramdas,  The Divine Life, p. 161       

   PAROLES  DU  MAHARSHI

 Réponse à une question :

Q. Comment la conscience peut-elle se libérer de toute identification trompeuse (jitasangadosha) ?

M. Grâce à l’association avec les sages (satsanga). Satsanga signifie association (sanga) avec sat. Or sat n’est rien d’autre que le Soi. Comme le disciple ne comprend pas que le Soi est son  Être, on lui recommande de rechercher la compagnie des sages qui l’ont déjà compris. C’est cela le sat-sanga. Il en résulte l’introversion si bien que sat se réveille.

*     *     *

   La citation suivante donne une idée de la force du sat-sanga. Cinq strophes qui impressionnèrent tant le Maharshi qu’il les incorpora dans Ulla Narpadu Anubandham, une de ses œuvres  qui traite de la nature de la réalité.

 

1. Par le satsang, l’association avec les objets du monde ne se fera plus ; Quand cette association mondaine ne se fait plus, l’attachement aux tendances du mental est détruit. Ceux qui sont dépourvus d’attachement mental s’abîment alors dans ce qui est sans mouvement. Ils atteignent alors la libération de leur vivant.

2. L’état suprême que l’on atteint  dans cette vie par une auto-investigation pénétrante se produit dans le cœur, par l’association avec un homme vertueux qui a réalisé le Soi ; cet état est impossible à réaliser en écoutant des sermons, en étudiant et en apprenant le sens des écritures, en faisant des actions vertueuses ou par tout autre moyen.

3. Si l’on obtient la compagnie d’un saint, à quoi servent les observances religieuses ?  Quand souffle la brise rafraîchissante, à quoi bon se servir d’un éventail ?

4. La lune fraîche ôte la chaleur, l’arbre céleste comble les vœux, le Gange ôte les péchés. Mais tout cela sera enlevé par le simple regard d’un saint véritable.

5. Les bains où il y a de l’eau sacrée et des statues de pierre, ne peuvent se comparer à ces grandes âmes. Ces endroits confèrent la pureté après des jours sans nombre, tandis qu’elle est acquise dans l’instant par ceux sur qui se pose le regard des saints.

 

    PAROLES  DE  SWAMIJI  :   LA  VALEUR  DU  SATSANG

  Ici Swami Satchidananda nous parle des satsangs tels que nous les connaissons : de nos programmes de satsang, et de ceux des groupes qui existent en Inde (il y a là-bas plus de trente groupes de satsang reliés à Anandashram)

  Chacun de vous assiste au satsang parce que vous sentez le bénéfice de tels programmes dans votre sadhana, en ce sens qu’ils vous aident à être en relation avec Dieu, au moins pendant le temps pendant lequel vous y assistez, et dans quelques cas, pour plus de temps encore. Ainsi  ce qui nous est demandé pour la sadhana, c’est davantage de ces occasions qui nous aident à communier avec Dieu de plus en plus, jusqu’à communion constante avec Lui. Avant d’avoir la vision divine, on doit rester en communion constante avec Dieu. Quoique  les programmes de satsang nous aident, nous ne pouvons pas les avoir constamment, mais seulement de temps en temps. Nous sommes malheureux de n’avoir pas plus d’occasions, comme si notre bonheur dépendait de programmes extérieurs. Nous devons donc trouver des moyens pour se souvenir de Dieu sans aide extérieure. Car même si nous assistons à des  programmes de satsang, si nous n’entraînons pas notre mental à communier avec Dieu, cela ne nous aidera pas beaucoup.

  Ainsi, le premier travail que nous avons à faire, c’est d’entraîner notre mental à communier avec Dieu ~ en premier lieu en profitant de conditions favorables tel que Bhajans etc. et, graduellement, dans toutes les conditions ; il y a tant de conditions défavorables auxquelles nous devons faire face dans la vie de tous les jours !.

Swami Satchidananda. Mundane to Spiritual,             . 

    PENSÉE

   La répétition du saint  mantra purifie le mental. Le satsang vous élève et vous donne le droit à la connaissance. Enfin vient la grâce du Gourou. La conscience de cela vous fait réaliser que vous êtes l’incarnation d’une existence éternelle pleine de félicité et de paix.

                                                                                                                    SwamiRamdas

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Extrait de Hanuman N°35, Été 2010.

 

           Viveka (Le discernement)

 

   PAROLES  DE  PAPA :   LE  MONDE  EST  DIEU

( Préface de son livre « World is God »)

 Le Monde dans lequel nous vivons, et les innombrables autres mondes dans lequel le notre est placé, tous sont imprégnés par la Vérité unique ou Dieu éternel et sans limite. Le microcosme est le macrocosme. L’individuel est l’universel. Dieu habite dans chaque être et dans chaque chose, aussi petit soit-il, dans sa totalité et toute sa perfection.

  Il est juste de dire que, lorsque nous réalisons Dieu à l’intérieur de nous et avons pris conscience que notre corps est son corps, alors nous savons et reconnaissons aussi que le monde et l’univers sont aussi son corps. Et réciproquement, quand nous avons reconnu l’univers entier comme étant Dieu, alors nous savons aussi que nous sommes Lui ».

  Les dernières lignes de l'ouvrage sont tout aussi explicites :

  Ramdas affirme, avec toute l'autorité de son expérience spirituelle que Dieu est un, et que tout sur la terre est la représentation d'un Dieu unique. Toutes les forces qui sont en travail dans la nature sont une, parce qu'elles jaillissent du jeu de Prakriti. Toutes les créatures et tous les objets sur la surface de cette belle terre ont leur source dans le Un. Ils sont nés de Lui ; ils vivent, se meuvent et agissent dans la conscience de cet Esprit unique qui pénètre tous les vivants et tous les objets. Un est le refrain cosmique éternel, un est le chant qui ne se termine jamais, la divine musique des sphères. Un est le Monde, un est la Vérité, et Un est Dieu !

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 L’HISTOIRE  DE  DWARKADAS, racontée  par Swami Ramdas 

  Un homme nommé Dwarkadas était venu passer deux mois à l'Ashram. C'était une âme pure et pleine de dévotion, mais il s'était mis à fumer du ganja, ce qui le rendait violent et irritable. Il charriait avec lui une petite brassée d'images devant lesquelles, tous les matins après son bain, il pratiquait ses dévotions.

  Arrive le jour de son départ. Il est à sa pratique devant ses images posées sur un linge lorsqu'un résident de l'Ashram nommé Kanda, un «intouchable» vient devant lui, et dépose à ses pieds, à titre de cadeau de départ, une branche de bananes bien mûres. Dwarkadas se met à crier :

- Comment oses-tu venir près de moi ! Ne vois-tu pas que j'ai sorti le linge sacré pour faire ma pouja ? Ôtes-toi de ma présence.

  Kanda va s'asseoir tranquillement dans un coin… Ramdas, qui assiste à la scène, s'approche de Dwarkadas, et, avant qu'il n'ait pu réagir, se saisit des images et autres objets de pouja, et, de toutes ses forces les jette dans une rigole à la droite de l'Ashram. Dwarkadas étonné, regarde Ramdas avec des yeux pleins de crainte respectueuse.

- Rends-toi compte, Ramji, dit Ramdas, tes dévotions prennent mauvaise tournure. Ce dévot est venu vers toi avec un cœur plein d'amour et de révérence, prêt à t'offrir un cadeau de fruits. Et tu le chasses ! Pour toi, dans l'avenir, l'image d'un être humain vivant devra être ton Dieu. Par conséquent, tu vas te lever et te prosterner aux pieds de Kanda que tu as honteusement insulté. C'est ton Ram, ton Dieu, ton Tout. C'est de cette vision que tu as besoin. Adorer des statues en laiton et avoir de la haine pour l'homme n'est pas de la dévotion.

  Aussitôt Dwarkadas va vers Kanda et se jette à ses pieds…. Et jusqu'à ce qu'il quitte l'Ashram, Ramdas l'engage à répéter le nom divin et à se prosterner devant chaque visiteur, à quelque caste, race, sexe ou religion il  appartienne.

 

   PAROLES  DE  SWAMI  VIJAYANANDA

Question : Comment faire la distinction entre intuition ou inspiration divine, et désirs inconscients?

Swami Vijayananda :  Il est très difficile de distinguer entre une véritable intuition et un désir surgit de l'inconscient. Notre mental est très habile à présenter un désir refoulé sous une forme plus ou moins acceptable. Il arrive souvent que des sâdhaka soient persuadés que certaines de leurs actions leur sont dictées par une voix divine venant de l'intérieur, alors qu'en réalité ils ne font que suivre un désir dont ils croyaient s'être libérés.

Question :   Comment faire alors la distinction?

Swami Vujayananda :

1)  Tout d'abord, il faut avoir une bonne dose d'humilité et savoir que nous ne sommes pas infaillibles, et se souvenir des nombreuses fois où nous nous sommes trompés.

 2)  Si on a le moindre doute, se demander si ce que le mental nous suggère est selon le dharma ou l'adharma, et toujours choisir la route du dharma, quel qu'en soit le coût.

 3)  Si l'on ne se sent pas capable de faire la distinction, consulter alors un guide spirituel, ou un ami, ou un aîné en qui  on a confiance.

Mais il existe un état où les intuitions sont infaillibles. C'est quand le guru intérieur (le Christos des Gnostiques)  est éveillé dans notre cœur. L'intuition apparaît alors comme une inspiration divine et à l'évidence d'une perception sensorielle.

                                             Un Français dans l’Himalaya, Itinéraire avec Mâ Ananada Môyi  p. 141

   PAROLES  DU  MAHARSHI

  Réponse à une question : Le terme viveka s’applique à la discrimination entre le Soi et le non-Soi. Qu’est-ce que le non-Soi.

  Maharshi :  En fait, il n’y a pas de non-Soi. Il n’existe que par rapport au Soi et dans le Soi. C’est le Soi qui parle du non-Soi, lorsqu’il s’est oublié lui-même. Ayant perdu son empire, il conçoit les objets comme étant le non-Soi, alors qu’en vérité rien ne lui est étranger.

  Chacun de nous est le Soi, de par sa propre expérience. Cependant nous n’en prenons pas conscience. Nous identifions le Soi à notre corps et nous nous sentons malheureux. Ceci est le plus grand de tous les mystères. Nous sommes le Soi ; pourquoi ne restons-nous pas dans le Soi et ne nous débarrassons-nous pas de ainsi de nos malheurs ?

  Au commencement, on doit enseigner au débutant qu’il n’est pas son corps, parce qu’il croit qu’il est uniquement le corps. En réalité, il est son corps, et tout le reste. Son corps n’est qu’une partie. C’est cela qu’il doit comprendre en définitive. Il faut qu’il apprenne d’abord à dissocier la conscience de l’inconscience et à n’être plus que la seule conscience Ultérieurement, il se rendra compte que l’inconscience n’est pas séparée de la conscience. C’est cela la discrimination (viveka).  La discrimination vitale doit être maintenue jusqu’au bout. Le fruit qu’elle donnera est la libération.

    PENSÉE

  « Ramdas, tu es libre, rien ne t’enchaîne. Tu es libre comme l’air. Prends ton essor, vole haut dans les cieux jusqu’à t’épancher en tous lieux et pénétrer l’univers entier. Sois un avec Ram. Tout est Ram, tout est Ram. Quel spectacle de lumière éblouissante de Ram partout répandue. Flamboiement, flamboiement - flamboiement d’éclairs. O Majesté, ô Divinité, ô Amour, ô Ram ! Ramdas, ta folie vaut tout ce qui est dans le monde et tout ce qui n’y est pas. Rejette la sagesse. A qui peut-elle être utile ? La sagesse est poison, la folie est nectar - folie de Ram, entends-tu, Ramdas ? ».

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Extrait de Hanuman N°36, Automne 2010.

 

    Le Pardon

 

TÉMOIGNAGE :  ANANDASHRAM,  HÂVRE   D’AMOUR

 

par Jacqueline TISSIER

 

OM  SRI  RAM  JAI  RAM  JAI  JAI  RAM

 

    Après avoir passé une semaine chez Amma, j’arrive à Kanhangad. Pas de rickshaw, grève des transports ! Juste sur la gauche un rickshaw avec des policiers ; je vais leur expliquer que je suis attendue à l’Anandashram mais qu’il n’y a aucun véhicule. « Pas de problème, on va vous y emmener. »

    Pluie battante…  Arrivée chez Papa avec quatre policiers…. Enregistrement, petit déjeuner, prise de chambre. Je vais saluer Swamiji, qui me demande : « C’est vous qui êtes arrivée avec la police ? » « Oui, car il y a grève des transports. » « Ah !, Papa fait bien les choses » Eh, oui !                                                                                                                 

    Que dire d’Anandashram ? Endroit déstabilisant en arrivant d’Amritapuri. Il n’y a pas de seva (physique), c’est à nous de comprendre ce qu’est notre seva. Endroit de Paix, d’Amour, de silence. Sourire, joie, don de soi, vous êtes accueilli, vous êtes chez vous.

    L’enseignement de Papa est mis en pratique à chaque instant : il existe une entraide formidable entre tous, il y a un partage équitable dans le Bhajan Hall pour chanter le Ram-Nam ou jouer de l’harmonium, chaque personne ayant droit de jouer d’un instrument, de chanter des bhajans, de faire l’Arati. Rien dans l’Ashram n’est réservé aux ashramites ; l’Ashram est pour tous, à tous. Swamiji est présent pour les dévots, répondant à leurs questions sur la sadhana avec le sourire, avec joie…

    La nourriture est bonne ; et j’ai assisté à une distribution de riz pour toutes les famille qui le souhaitent. C’est chaque dimanche.

    Quelle cérémonie touchante, le flower offering, le jour de mon arrivée, dans le Bahjan Hall ! Je ressentais la présence de Papa si forte que, en un certain moment, j’ai ouvert les yeux,  me demandant s’il n’était pas à mes côtés.

    Que dire des Bhajans pendant le pradakshina, l’arati, l’Hanuman Chalisa. C’est tellement beau que les larmes coulent toutes seules.

    Une anecdote : J’étais assise devant le Bhajan Hall, écoutant une jeune fille chanter, et me posant des questions par rapport à la personne qui m’accompagnait : et dans ma tête, je me disais : « De toute façon, personne ne me répond, Amma ne me répond pas, Papa, toi non plus. » Arrive un dévot, qui me dit : « Enjoy only » Je le fais répéter, et il s’en va. Sur le coup, je ne « percute » pas, je ne me rappelle plus ce que veut dire only, et puis, flash, j’ai compris, Papa venait de répondre à ma question…

    Je pense avoir reçu beaucoup de grâces ~ même si je ne suis pas consciente de tout ~ à Anandashram… je remercie Papa, Mataji, Swamiji et les ashramites de leur présence, de leur Amour, de leur Joie, de leur sourire, et de la Paix qu’ils procurent

 

   PAROLES  DE  PAPA :  Lettres  écrites sur le pardon 

 

*  à B.C.T.,  Kasaragod, 1931

Mère bien-aimée,

 

    Tu es une étonnante petite mère ! Tu veux que Ramdas te pardonne. Pourquoi ? Tu parles d’un certain souci que tu as donné à Ramdas. Merveilleux ! Merveilleux ! Merveilleux ! Y a-t-il quelque chose telle que le souci pour Ramdas ? Demande à S. Elle s’exclamera : « ¨Pour Ramdas, existe-t-il une chose qui s’appelle du souci ? » … Tu ne l’as certainement pas consultée avant d’attribuer à Ramdas une chose aussi étrangère que le souci ? Si un tort a été commis, la question du pardon se pose. Mais puisque nul tort n’existe, l’idée même de pardon n’existe pas non plus. Ainsi les deux bulles de savon inséparables ~ le tort et le pardon ~ ont été crevées et elles ont éclaté.

 

*  à   E.S.,  Limbdi, 1928

    Mère bien-aimée,

    Dieu est amour. Il ne connaît pas les limitations du plaisant et du déplaisant. Cet Amour suprême illumine toujours nos cœurs à tous. Parfois un nuage d’ignorance voile cet amour ; nous devenons alors incapables de le voir. Mais ce nuage peut se dissiper et disparaître, nous révélant la gloire et la splendeur de Dieu qui demeure dans tous les êtres et dans tous les objets, un Dieu qui est amour, pardon, compassion, paix et joie personnifiés dans le suprême Purusha.

    L’amour et la paix vont toujours ensemble. L’esprit pur est celui qui a oublié et pardonné, et qui devient par ce fait la demeure même de l’amour et de la paix. Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu.

    Jésus-Christ criait sur la croix : « O Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. » Il dit aussi que nous devons pardonner à nos ennemis soixante-dix-sept fois. En vérité, la grandeur du Christ, comme avatar de Dieu, se trouve dans ces mots.

    Bhrigu, un dévot de Vishnu, le frappa à la poitrine et le Bhagavan lui pardonna aussitôt. Autrement, il ne serait pas Bhagavan., la personnification de l’amour et de la paix parfaits.

 

 

  PAROLES  D’ÉVANGILE 

 

    Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : tu ne tueras pas ; celui qui tuera sera passible de jugement. Et moi, je vous le dis, quiconque se fâchera contre son frère sera passible de jugement…  Si donc tu es à offrir ton présent à l’autel et que là, tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton présent au pied de l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère, alors seulement tu reviendras offrir ton présent                                                                                                                                                                                                                 Mathieu 5, 21-25

 

    Alors, Pierre s’approchant lui dit : « Seigneur, si mon frère pêche contre moi combien de fois devrais-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui dit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante dix sept fois sept fois

                                                                                                                       Mathieu 18, 21-22

 

  UN TEXTE  BOUDDHISTE

 

    Quand je vois des êtres d’un naturel méchant en proie aux erreurs et à de violentes souffrances, je les estimerai comme un trésor très difficile à trouver.

    Quand d’autres, par jalousie, me maltraitent, me blessent, m’insultent, me font du tort, j’accepterai la défaite et leur offrirai la victoire.

    Lorsque celui à qui j’ai fait du bien, en lequel je place beaucoup d’espoir, me blesse cruellement et me fait du mal, je le chérirai et saurai voir en lui mon précieux maître spirituel.

    Ainsi j’offrirai directement ou indirectement tous les bonheurs, tous les bienfaits à tous les êtres mes mères, et prendrai secrètement sur moi toutes leurs douleurs et toutes leurs souffrances.

                                                  Extrait de « La transformation de l’Esprit » en 8 versets.

 

HO’OPONOPONO     (en hawaïen : rendre droit, rectifier, corriger)

 

                                               par  Joe Vitale

 

    Voici l’histoire du docteur hawaïen Ihaleakala Hew LEN. Il m’a expliqué qu’il avait travaillé huit ans dans l’hôpital de l’État d’Hawaï. La salle où on gardait les malades mentaux criminels était dangereuse. Le psychologues ne tenaient pas longtemps . Le personnel prenait beaucoup de congés de maladie ou s’en allait tout simplement. Le gens marchaient en gardant le dos contre le mur, craignant d’être attaqués par les patients….

 

    Le docteur LEN, lui, ne voyait jamais ses patients. De son bureau, il consultait simplement les dossiers des malades. Pendant qu’il regardait les dossiers, il travaillait sur lui-même.

 

    Il me confia : « Après quelques mois, les patients à qui l’on avait dû mettre des entraves furent autorisés à marcher librement. D »autres, qui avaient dû être mis sous drogues lourdes, commencèrent à abandonner leur traitement. Certains, qui n’avaient aucune chance d’être relâchés, furent libérés. Et pas seulement cela, le personnel commença à se plaire à venir travailler là, l’absentéisme prit fin.

 

    Je lui posai alors la question clé : « Que faisiez-vous donc en vous-même qui amenait ces gens à changer ? »

- « Tout simplement, je guérissait la partie de moi qui les avait créés » m’a-t-il répondu.

 

    Je ne comprenais pas. Le Dr Len m’a alors expliqué que tout ce qui se passe dans votre vie est de votre totale responsabilité… simplement parce que c’est dans votre vie. Cela signifie que le terrorisme, la politique, le président, l’économie, quoi que ce soit que vous vivez, c’est à vous qu’il revient de le guérir. Considérez que cela n’existe que comme des projections venant de l’intérieur de vous. Le problème n’est pas le leur, il est vôtre, et pour le changer vous avez à vous changer…

    … J’ai demandé au Dr Len qu’est ce qu’il faisait exactement quand il regardait les dossiers de ses patients. Il me dit :

- « Je ne fais juste que répéter : je m’excuse ~ pardon ~ je vous aime, encore et encore »

- C’est tout ?

-   C’est tout !

*     *     *