Extrait de Hanuman N°10, Printemps 2003                 Et aussi : Hanuman N°11
                                                                                                            Hanuman N° 12

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Spiritualité  et  vie  dans  le  monde

 

PAROLES  DE  RAMDAS  :   UNE  LETTRE  DE  CONSOLATION

Lettre de Swami RAMDAS à M.G.B., BOMBAY (1929)

                                                  Mère bien-aimée,

  Ramdas a reçu ta douce et triste lettre. Ramdas t'a toujours parlé et écrit sur des sujets spirituels d'après sa propre expérience dans cette vie. Ramdas est entièrement dans les mains de Dieu. Dieu est son seul grand Maître.

  Basé sur l'expérience à travers laquelle Dieu l'a fait passer, il explique brièvement dans cette lettre quelle doit être notre vraie conception de la vie.

  Le monde, avec tous ses êtres et tous les objets qui y sont contenus, est éphémère. Dieu seul est réel, éternel et sans changement. Toutes les formes ont un commencement et une fin. Tout ce qui naît doit périr et disparaître. La notion de souffrance est due à notre attachement aux formes périssables. Le but de notre vie est de réaliser Dieu, c'est-à-dire notre immortalité. Pour faire cela, nous devons détourner notre esprit de tout ce qui est visible et transitoire et le diriger vers Lui, qui est en nous et pénètre l'univers entier, qui est l'existence absolue, unique, la seule réalité. Lorsque l'esprit dépasse le nom et la forme, il atteint la vision du Suprême. Les joies et les peines relatives au monde extérieur sont l’œuvre du mental. Arrête l'agitation du mental et les peines et les joies cesseront d'exister. C'est la preuve de leur irréalité. Alors descend dans ton esprit le calme qui est celui de l'Éternel, de la Vérité de notre être. Dès lors, se lamenter sur les pertes des choses d'ici-bas est pure folie ; seules disparaissent les choses périssables par leur nature. Vois, l'univers tout entier est un grandiose spectacle qui ne fait que passer. Dans cet univers, les formes innombrables paraissent et disparaissent à chaque instant. C'est la nature et l'ordre de toute chose. Ainsi, au lieu de nous laisser incommoder par ce changement dans le transitoire, efforçons-nous de fixer notre esprit sur l'éternelle Vérité immortelle et sans forme. On obtient cela seulement en calmant le mental, en apaisant toutes les vagues des pensées qui se troublent. La voie est la répétition du nom de Dieu, la méditation et l'abandon à Dieu de toutes nos actions.

  Nous pouvons vraiment réaliser la nature illusoire et transitoire du monde, lorsque nous avons tourné notre esprit vers Dieu. Alors fixons-nous définitivement dans l'immortalité et contemplons le jeu vaste et changeant de l'univers sans en être affectés. C'est la libération.

  Il n'y a aucune raison d'être malheureux. Nous nous rendons malheureux par notre ignorance. L'ignorance ne disparaîtra que lorsque nous approcherons Dieu et que nous nous abandonnerons à Lui. Alors nous découvrirons que nous étions malheureux sans raison et que plus rien ne peut nous rendre misérables. Dorénavant, nous sommes pour toujours paisibles et acceptants.

  Cette vie est un splendide don de Dieu. Elle ne doit pas être gaspillée ni gâtée par le fait que nous nous appesantissons sur des chagrins irréels. En vérité, Dieu est bon et aimant. Il n'y a absolument aucun doute là-dessus, autrement pourquoi nous aurait-il donné des coups et des chocs sous forme de pestes et de calamités, sinon pour nous conduire des rêves d'un paradis illusoire à la grande Réalité ? Comment pourrions-nous savoir qu'il est tout amour et toute bonté, s'il ne nous faisait pas passer par des épreuves et des tribulations, afin de nous amener face à face avec Lui, Lui seul, Lui, que nous ne pouvons pas nous permettre de perdre, à aucun moment. Faut-il s'étonner, alors, que Kunti, la mère des Pândavas, priât Sri Krishna de lui envoyer des difficultés ? Elle savait qu'elle ne pouvait atteindre Krishna qu'en se souvenant de lui au milieu des épreuves. Nous sommes bénis lorsque Dieu, dans sa clémence, nous envoie des calamités que nous n'avons pas demandées, avec, pour but, de nous amener à Lui. En vérité, il est amour et bonté.

  Nous pouvons vivre des milliers d'années, et des milliers de vies et obtenir du monde tout ce que nous désirons ; jamais nous ne serons heureux tant que persistera notre soif des choses terrestres. Seul le repos complet, une fois pour toutes sur le sein de Dieu infini, peut nous procurer la paix, la liberté et la joie, vraies et durables.

  C'est pourquoi, Mère bien-aimée, Ramdas te prie d'abandonner tes peines qui n'ont pas de raison d'être, en tournant ton esprit vers le divin Maître de notre existence et de l'Univers. Sers-le en toute humilité, dans des sphères d'activité où il peut te placer. Ne sois pas écrasée par la peine qui est fausse et irréelle ; élève-toi au-dessus d'elle.

  Fais de Dieu, en l'appelant par le nom que tu veux, le but et l'objet de ton existence. O Mère, rien d'autre que cela ne mérite la moindre considération. Pourquoi gaspiller une vie précieuse ? Dédie-la à Dieu et à son service, comme l'a fait Mirabaï. Aime-le en tous. Sers-le en tous. Et rends-toi toi-même paisible et bénie. Que Dieu te bénisse.

  Maintenant un mot au sujet de Bhakti (dévotion), telle qu'elle est pratiquée de nos jours. Certains de nous s'attachent à sa forme morte, simplement parce qu'ils sont influencés par la conception de leurs ancêtres, sans comprendre sa vraie signification. Lorsque nous pratiquons la dévotion suivant cette forme, ou bien nous ne savons pas pourquoi nous le faisons ou encore nous sommes animés du désir d'obtenir un objet matériel. Cette sorte de bhakti ne peut nous apporter aucune consolation dans nos moments de chagrin. La joie réelle ne vient en nous qu'au moment où nous faisons tout pour Lui, au moment où nous nous sommes offerts entièrement à Lui et le prions constamment et seulement pour 

nous mener de l'irréel au réel
des ténèbres à la lumière
et de la mort à l'immortalité
.

  Dieu est bon. Il nous enseigne, à travers nos expériences, que les désirs sont nos ennemis et que les objets des sens sont les sources de la misère. Néanmoins, nous avons des désirs et nous en souffrons. A qui la faute ? A nous seuls. Alors, pourquoi blâmer Dieu ? Nous voulons un bonheur durable par la jouissance des objets qui sont, de leur propre nature, incapables de faire naître un tel bonheur.

  Dieu attend patiemment que les enfants se tournent vers Lui avec le seul désir d'être avec Lui. Lorsque nous faisons cela, il nous prend tout de suite dans ses bras et la bénédiction se traduit par un bonheur immortel, un bonheur qui ne dépend pas des objets périssables, mais de Celui qui demeure toujours dans nos cœurs ~ éternelle Réalité. La vraie bhakti est alors la mishkâma bhakti (dévotion sans désir) ; aucune autre forme de bhakti, si fidèlement qu'on la pratique, ne peut nous sauver.

  PENSÉES

  Vous devez vivre et agir avec la vision universelle. Votre sympathie et votre compassion venant du cœur devraient se répandre pour tous de la même façon. Si nous nous servons mutuellement et nous aidons les uns les autres, nous pouvons faire un ciel de cette terre. Il n´y aura plus aucun besoin ni  aucune souffrance nulle part.
                                                                                                                                             Swami Ramdas

  La vie humaine est destinée à être vécue seulement dans le but de réaliser Dieu. Vous pouvez vous rendre parfaitement heureux et libres et être indépendant de toute chose extérieure, en allant à l´intérieur de vous-même et, affinant votre vision intérieure, en y  trouvant Dieu. Vous n´avez pas à dépenser quelque chose ni à travailler dur pour cela. Vous avez seulement à amener votre esprit à l´intérieur en l´apaisant
                                                                                                                                               Swami Ramdas 

  Dieu est amour.  Ainsi, en aucune façon, il ne peut y avoir du mal dans le monde, puisque chaque être et toute chose est seulement la manifestation d'un Dieu plein de bonté.
 
Toutes les créatures, tous les êtres méritent donc notre respect et notre amour.
 
Nous n'avons rien à refuser, personne à haïr : alors nous créons un océan de béatitude dans lequel nous nous immergeons pour l'éternité.
                                                                                                                                                 Swami Ramda

 

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Extrait de Hanuman N°11, Été 2003.
 

L'initiation

 

PAROLES DE RAMDAS : RAM-NAM. JAPA. INITIATION

Dévotion et nom divin.

La meilleure méthode par laquelle vous pouvez atteindre l'union avec Dieu, c'est la répétition ou le chant constants de son nom. En chantant le nom de Dieu avec toute foi et toute dévotion, votre mental devient complètement purifié, et Dieu qui habite en vous se révèle dans toute sa gloire et toute sa splendeur, et la paix qui est cachée au profond de vous-mêmes devient manifeste en toutes vos actions ~ ou plutôt remplit entièrement votre mental et votre corps physique. Ainsi le chemin le plus aisé que nous ayons jamais découvert est de chanter le saint Nom. Le nom vous connecte directement avec Dieu, ouvre un canal entre vous et Lui à travers lequel son pouvoir et sa gloire peuvent affluer et chasser au loin la noirceur qui existe en vous, si bien que vous pouvez avoir accès à la lumière et à la joie éternelles et être libre de toute misère. Au moment où vous entamez une relation avec Dieu, le considérant comme une mère, un père ou un maître, à ce moment même vous vous rendez compte que vous êtes immortel parce que vous êtes relié à Dieu qui est immortel, et que cela vous fait devenir immortel. Un parent immortel ne peut donner naissance à un fils immortel. C'est la première chose que vous réalisez lorsque vous devenez un dévot, un enfant ou un serviteur de Dieu. Par la suite le constant souvenir de Dieu dissout votre petit moi en son éternel Soi qui pénètre toute chose. Toute cette transformation est provoquée par le pouvoir de son Nom. Le Nom peut être court, mais son pouvoir est grand parce qu'il est imprégné du pouvoir et de la gloire du divin.

Dieu et son nom ne sont pas différents. Mais beaucoup pensent que Dieu et son Nom sont différents. C'est un tort. Dès que vous répétez son nom vous sentez sa présence à l'intérieur de vous. Si vous l'associez avec le nom, vous réalisez que le nom est l'expression même de Dieu, et qu'à travers cette expression vous atteignez son aspect sans nom et sans forme. Par conséquent le nom est un pont entre nous et Dieu. Il nous conduit à Lui et nous fait réaliser que le nom et Lui sont une seule et même chose. Dans les premiers stades de la sadhana, vous pouvez sentir qu'ils sont différents, mais au moment de l'ultime réalisation, vous savez qu'il n'en est rien : comme le soleil et sa lumière ne sont pas différents, de même le Nom et Dieu ne sont pas distincts l'un de l'autre.

En répétant continuellement le Nom, vous trouverez qu'Il a un goût de plus en plus doux. En vérité, il devient un pur nectar. Certains dévots, qui se consacrent au Nom divin, et l'ont chanté pendant des années, disent : " Oh Dieu, peu importe si je ne vous vois pas, je souhaite seulement avoir votre nom toujours sur ma langue ! " La douceur du Nom est si fascinante pour eux, et leur procure une telle joie qu'ils ne désirent plus même la vision divine sous aucune forme. Beaucoup de saints ont exprimé à travers leurs écrits qu'ils resteront toujours attachés à la répétition du Nom, parce qu'ils ont trouvé joie et béatitude en s'y consacrant. Le Nom est pour eux comme un bateau qui leur permet de traverser l'océan de la vie. Quand nous sommes dans cet océan, pris dans ses tourbillons, nous sommes malheureux. Il est essentiel, pour traverser l'océan, que nous nous accordions sur Dieu, à travers la répétition de son nom. Alors notre mental est tourné vers Lui. Cela peut sembler absurde, mais le pouvoir du Nom est tout simplement indescriptible. Sa douceur et son pouvoir ne sont connus seulement que de ceux qui l'ont chanté. Vous faites un essai, et Ramdas peut vous assurer que vous ne le regretterez pas. Même si vous n'obteniez rien, vous êtes assurés de ne rien perdre. Une fois que vous aurez goûté la douceur du nom, vous ne l'abandonnerez jamais.

Le Japa

Supposons que vous ayez un ami vivant loin de vous, et que soudainement, vous vous souveniez de lui : alors, mentalement, son visage vient devant vous. Ainsi quand vous vous souvenez de Dieu, nécessairement les qualités de Dieu se présenteront dans votre mental. Quand nous répétons le nom de Dieu, et que nous savons que Dieu est là, il est inévitable que ces qualités viennent à notre esprit. Penser au lait est penser à ses qualités. Nous associons avec le nom les qualités de l'objet. Il s'ensuit que, lorsque nous répétons le nom de Dieu, nous ne pouvons que méditer sur Lui. Et quoique au début nous puissions trouver difficile de chanter le Nom continuellement ou de le conserver en soi en permanence, ultimement nous deviendrons capables de le faire. Si nous prenons le Nom, nous ne pouvons pas le conserver pour toujours, mais si c'est le Nom qui nous prend, il ne nous quittera pas. Un morceau de sucre candi sur le sol attire les fourmis. Les fourmis s'approchent du sucre, le goûtent, et s'en vont. Mais pas loin. La douceur du sucre candi les attire de nouveau et elles reviennent vers lui. Voici comment le Nom nous attire par la félicité qu'il nous procure.

L'initiation au Mantra par un Gourou.

Ramdas peut vous citer sa propre expérience. Au départ, quand il commença son chemin, il trouva qu'il obtenait une certaine paix par la répétition du nom de Dieu qu'il avait lui-même choisi. Plus tard, il reçut le Mantra de son Gourou et commença à le répéter. Le résultat fut remarquable : non seulement le mental devint tranquille, calme, mais il baigna continuellement dans un océan de paix. Alors Ramdas trouva la différence entre la répétition d'un Nom choisi par soi-même et la répétition d'un Mantra donné par un Gourou. Vous pouvez en déduire qu'un Mantra donné par un Gourou a plus de pouvoir que le Nom que vous avez choisi pour vous-même. Cela ne veut pas dire que le nom de Dieu a moins de pouvoir que le Mantra. Ce qui est important, c'est de recevoir le Mantra d'un saint. On peut dire qu'un Nom répété avant l'initiation amène l'aspirant à son Gourou qui lui donnera sa propre initiation.

Question : Y a-t-il quelque danger à répéter le nom de Dieu sans l'avoir reçu d'un Gourou ?

Ramdas : Non, il n'y a pas de danger du tout. Comme Ramdas vous le disait déjà, cela conduit l'aspirant vers le Gourou. Par la simple répétition du nom de Dieu sans autre soutien spirituel, la lutte de l'aspirant devient longue et ardue et le résultat semble très pauvre. Cette lutte mène nécessairement le dévot vers un saint duquel il reçoit initiation et soutien spirituel, avec, comme résultat, un progrès solide, sûr et rapide de l'aspirant sur le chemin de la réalisation divine.

PENSÉE

Le Japa est par lui-même une sadhana entièrement suffisante, qui peut nous mener à Dieu et nous faire nous sentir un avec Lui, jouissant du bonheur éternel. Quand le but est atteint, le Japa cesse, après avoir accompli son oeuvre. Maintenant l'âme s´unit à l´Âme universelle ou Dieu.
                                                                                                                            Swami Ramdas

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 Extrait de Hanuman N°12, Automne 2003.

 

Le  travail  désintéressé  (Seva)

 

PAROLES  DE  RAMDAS  :   SOYONS  COMME  DES  ENFANTS

   « Nous voyons la vie manifestée autour de nous sous la forme d’animaux ; mais les animaux ne sont pas doués comme nous du pouvoir et de la capacité de comprendre le point de vue du divin, de se soumettre à la volonté de Dieu, et d’en faire le seul but de la vie, si bien que Dieu ne se révèle en leur cœur, et ne  les transforme comme nous en son image même. Dieu peut nous faire devenir sa propre image. Mais nous l’avons oublié. Et comme résultat, notre vie prend un mauvais chemin.

   Si par contre, nous nous souvenons de Dieu et sentons sa présence, nous pouvons faire devenir notre vie tout simplement sublime. La seule chose requise est le complet abandon à la volonté divine. Quand ceci devient effectif, sa grâce coule en nous et nous devenons ses vrais enfants ~  en le sens dont Jésus disait : « Si vous ne devenez pas comme des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume de Dieu. » Nous devenons si purs, si innocents, si spontanés comme des enfants en tout ce que nous faisons. Nous vivons comme une fleur qui répand son parfum pour tous. C’est sa nature d’émettre son parfum. Ainsi notre vie sera un flot spontané d’amour et de paix que nous aurons gagnés en nous soumettant à sa volonté. Parce qu'en nous soumettant à sa volonté, notre ego est balayé.

  Ramdas ne voit aucune distinction entre le Nord, le Sud, l’Est et l’Ouest. Il considère l’univers entier comme sa maison. Il va et vient à travers l’univers comme s’il allait d’une pièce à l’autre. C’est la maison de son Père-Mère dans laquelle l’enfant va librement et aime tout le monde, car tous ceux qui vivent en cette maison sont les enfants de ce Père-Mère, ~ Dieu. Cette chose semble extraordinaire.

 *     *     *

 

   Ramdas, en vieillissant, devient chauve et édenté. Il présente, avec sa stature courte, une allure de petit garçon heureux. Il est émouvant de voir comment il se considère comme un enfant ; enfant de toutes les femmes, qu'il considère comme des mères, mais surtout de Mère Krishnabaï, celle-ci de son côté insistant pour que Ramdas soit son père, son Papa, laissant au rire la solution de ce problème « familial ».
 
 Quand, au cours d'un de ses déplacements, Ramdas rencontre Ma Ananda Mayi, le problème réapparaît devant cette autre Mère ; et voyons comment notre Papa, dans les histoires qu'il raconte, va le résoudre :]

  « Ramdas et Ma Ananda Mayi ont passé ensemble un moment très heureux. Elle a dit qu'Elle était la petite fille de Ramdas, et Ramdas a immédiatement contesté :

 - Non, non, vous êtes la Mère, et Ramdas le petit enfant.

   Nous aurions pu disputer longtemps de ce point de vue si éminent, mais Ram a inspiré à Ramdas la réponse définitive :

 - Non, non, Ramdas peut Vous prouver qu'il est le petit enfant et Vous la Mère, car Vous avez toutes vos dents et, voyez, Ramdas, comme les bébés, n'en a pas une seule.

   Ramdas et Ma Ananda Mayi se sont beaucoup amusés »

PAROLES  DES  AUTRES MAÎTRES  :   JÉSUS,  LAO-TSEU 

  Jésus vit des petits qui étaient au sein.  Il dit à ses disciples : "Ces petits qui tètent sont semblables à ceux qui entrent dans le Royaume."

   Ils lui dirent : "Alors, en devenant petits, nous entrerons dans le Royaume ?"

   Jésus leur dit : " Lorsque vous ferez le deux UN et que vous ferez l'intérieur comme l'extérieur, l'extérieur comme l'intérieur, le haut comme le bas, lorsque vous ferez du masculin et du féminin un Unique, afin que le masculin ne soit pas un mâle et que le féminin ne soit pas une femelle, lorsque vous aurez des yeux dans vos yeux, une main dans votre main, alors vous entrerez dans le Royaume."-                                                                                                                    Évangile de Thomas, 22.

Connais le masculin, adhère au féminin,
sois le Ravin du monde.
Quiconque est le ravin du monde, la vertu constante ne le quitte pas.
Il retrouve l'enfance.                                                                                  Lao-Tseu. Tao-té-King, 28


Abandonner l'étude c'est se délivrer des soucis.
Car en quoi diffèrent oui et non ?

... Tout le monde s'échauffe et s'exalte
comme s'il festoyait au cours d'un grand sacrifice.
Moi seul je reste imperturbable comme un nouveau-né qui n'a pas encore ri. 
Moi seul j'erre sans but précis comme un sans-logis.

Tout le monde a sa richesse, moi seul parais démuni.
Mon esprit est celui d'un ignorant parce qu'il est très lent.

Tout le monde est clairvoyant, moi seul suis dans l'obscurité.
Tout le monde a l'esprit perspicace, moi seul ai l'esprit confus
qui flotte comme la mer, souffle comme le vent.

Tout le monde a son but précis, moi seul ai l'esprit obtus...
 
Je diffère des autres hommes parce que je tiens à téter ma mère.
                                                                                                              Lao-tseu Tao-té-King, 20

  PENSÉE

« Dieu arrange toute chose suivant ses propres voies, et au moment qu’il choisit. Il nous appartient donc de travailler avec l’esprit libre et joyeux d’un enfant, laissant tous les résultats de notre action à sa détermination. »

 Swami Ramdas